Une croissance exponentielle
Il existe actuellement 6 zones de niveau national et 10 de niveau provincial. Le principaux parcs sont localisés, par ordre d’importance, dans les villes de Canton et Shenzhen, puis à Zhongshan, Zhuhai, Huizhou, Foshan, et Dongguan Enfin, les villes de Zhaoqing, Shantou, Heyuan, et Meizhou, pour ne citer que celle-ci. En général, des filières sectorielles se développent d’une manière concentrée dans certaines régions. On peut citer par exemple : informatique, électronique, bio-médicine et nouveaux matériaux à Canton, fabrication d’équipements télécoms, industrie du logiciel, bio-médicine à Shenzhen, circuit intégré, industrie de logiciel à Zhuhai, téléphonie mobile et télévision HD à Huizhou etc…
Il existe actuellement plus de 6000 projets de collaboration industrie-universités-recherche, pour un montant total de 520 milliards de yuans de valeur de production industrielle.
De 1998 à 2008, le PIB des zones scientifiques du Guangdong a augmenté en moyenne de 33,1% par an, ce qui est beaucoup plus élevé que le taux annuel moyen de variation provincial de +15,5%. La valeur totale de la production industrielle progresse annuellement de 32,5% en moyenne dans ces zones.
En 2008, la valeur totale de production industrielle dans ces « clusters » scientifiques a atteint 1 005 milliards de yuans, soit 1/6 de la valeur de la production industrielle du GD. Les produits « high-new tech » qui en sont issus représentent une valeur de 708,2 milliards de yuans, soit un tiers de la valeur totale du GD. A l’export, ces zones enregistrent un montant de 64,4 milliards de USD, soit 15% du total provincial.
Guangzhou et Shenzhen, chefs de file du Guangdong
Deux principaux centres High-Tech drainent une majeure partie des revenus :
La Guangzhou New and Hi-tech Industrial Development Zone est un exemple type de structure « une zone–plusieurs parcs ». Elle comprend cinq parcs : la Cité scientifique (pluridisciplinaire et tournée vers les coopérations internationales), le Parc privé de la S&T de Canton (promouvoir le développement des entreprises scientifiques privées en terme d’innovation), le Parc de logiciel de Tianhe (logiciel et télécommunications), le Parc scientifique de Nansha (collaboration avec HK/ Macao) et le Parc scientifique de Huanghuagang (industrie du service informatique et innovation culturelle).
Plus de 2 000 produits de haute technologie sont sortis de cette zone technologique. six secteurs sont mis en avant : informatique, électronique, biologie, nouveaux matériaux, fabrication avancée, nouvelles énergies et industrie de la protection de l’environnement, mais aussi industrie des connaissances avancées.
En 2008, le revenu commercial de la zone était de 198,5 milliards de yuans au total (hausse de 21,9% par rapport à 2007).Un des objectifs annoncés est d’établir cinq entreprises scientifiques, chacune ayant une valeur de production de 10 milliards de yuans, 50 entreprises de 1milliards de yuans et 5 000 PME de type innovant avant 2015. La ville de Canton a déjà planifié de financer à hauteur de 20 milliards de RMB le développement de cette zone, 100 milliards RMB de fonds privés s’y ajouteront.
Le SHIP (Shenzhen High-tech Industrial Park) et son environnement (The High-Tech Industrial Development Belt) sont les plus importantes zones scientifiques de Shenzhen. Sur un territoire de 76,1 km², le SHIP accueillie actuellement 52 universités et instituts chinois et étrangers (sur son site de l’Université virtuelle) et 37 établissements scientifiques et commerciaux ou 26 pays y sont représentés.
En 2008, le SHIP a annoncé une production industrielle totale de 224,9 milliards de yuans (représentant 14,9% de celle de la ville de Shenzhen), et une valeur de production des produits « high-tech » égale à 213,4 milliard de yuans (23,4% de celle de Shenzhen). Jusqu’en 2008, 136 entreprises installées dépassaient chacune une production industrielle de 100 millions de yuans, dont 9 atteignant les 10 milliards et 2 les 100 milliards.
Il existe d’autres parcs de haute technologie à Zhuhai, Dongguan ( premier site de compétitivité respectueux de l’environnement), Huizhou…
Les pôles de compétitivité français
La situation en France a beaucoup évolué depuis ces dernières années avec le développement des pôles de compétitivité. Ces pôles d’excellence qui se définissent comme étant le regroupement sur un même territoire d’entreprises, d’établissements d’enseignement supérieur et d’organismes de recherche publics ou privés, ont vocation à travailler en synergie pour mettre en oeuvre des projets innovants de développement économique. Sont souvent cités en référence la technopole de Sophia-Antipolis (plus de 1300 entreprises du monde entier, centres de recherche du CNRS…) ou encore l’Innovalée de Grenoble (berceau de la recherche nucléaire Française..) et l’Aerospace valley de Toulouse (Airbus, Dassault Aviation…). Aujourd’hui, on dénombre en France 71 pôles de compétitivité, dont 17 à vocation mondiale, chiffre en constante augmentation. Conscients de l’importance de ces structures, des industriels français à la pointe de la technologie s’intéressent aux parcs technologiques du Guangdong. Le leader français de la robotique humanoïde, Aldebaran robotics en association avec le pôle « cap digital », dont le robot Nao a été sélectionné par la fédération internationale RoboCup comme nouvelle plate-forme standard (il succède au célèbre "chien-robot" Aibo du japonais Sony), se rendra en Chine au mois de décembre prochain dans le cadre d’une mission de mise en relation organisée par l’ambassade de France en chine, et notamment dans le Guangdong, dans le but de rencontrer de nouveaux partenaires de co-développement.
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