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Février 2010
2010 : Année internationale de la biodiversité
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LE MOT DU CONSUL GENERAL
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Chers compatriotes,
Chers amis francophones,
Chers amis chinois,
Alors que le monde chinois s’apprête à célébrer l’année du Tigre, nous avons choisi comme thème principal de ce nouveau numéro de La C@ntonporaine la biodiversité. L‘année 2010 sera en effet placé sous ce signe, ainsi qu’en a décidé l’Assemblée générale des Nations Unies. Le film « Océans » du réalisateur et producteur français Jacques Perrin a, à cet effet, marqué le coup d’envoi en France de l’année internationale de la biodiversité par M. Jean-Louis Borloo, ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat. Vous trouverez dans le présent numéro une présentation de cet important évènement qui est le bienvenu après le sommet de Copenhague sur le changement climatique, pour lequel la communauté internationale a nourri de forts espoirs et a semblé quelque peu déçue par l’absence d’engagements concrets de la part de certains Etats.
A la suite des résultats de l’enquête de satisfaction publiée dans le précédent numéro de La C@ntonporaine, il nous a semblé important de vous faire mieux connaître le service de la communauté française au Consulat général de France à Canton, en vous présentant nominalement et avec leurs photos les agents qui le composent : Monique, Many, Damien et Annie.
La communauté française de la circonscription qui est principalement répartie entre Canton et Shenzhen est, comme les années précédentes, en forte augmentation (+ 16,5 %), avec exactement 2 254 inscrits au 31 décembre 2009. Cela montre le dynamisme de notre communauté en Chine du sud, dont la seule province du Guangdong a terminé l’année avec une progression de sa croissance de 9,5 %, et cela au sortir à peine d’une gigantesque crise financière et économique internationale ! C’est dire l’importance pour notre communauté de se trouver dans cette région, désignée comme « la 1ère économie de Chine » 第一经济大省, où la France a des intérêts majeurs, notamment dans le domaine nucléaire.
Certains astrologues prédisent que l’année du Tigre sera marquée par une fébrilité inhabituelle dans tous les domaines. C’est en effet ce que semble annoncer cette année 2010 qui sera marquée pour ce qui nous concerne par de très nombreux événements, français comme chinois. Je pense en particulier aux 16ème Jeux asiatiques qui se dérouleront à Canton au mois de novembre. Ce sera le deuxième évènement de dimension internationale avec l’Exposition universelle à Shanghai où le pavillon français s’affiche comme une véritable profession de foi pour le développement durable.
« meilleure ville, meilleure vie », c’est en effet ce que l’on peut le plus souhaiter à celles et à ceux qui lisent La C@ntonporaine, dans ces mégalopoles du XXIème siècle que sont Canton et Shenzhen.
Je vous adresse à cette occasion tous mes vœux de prospérité, de bonheur et de longévité !
Jean-Raphaël Peytregnet
Consul général de France à Canton
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ACTUALITES CONSULAIRES
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Canton Accueil vous propose a tous de se rencontrer pour un café-rencontre, avancé au 1er jeudi du mois , le 4 février de 10h à 12h.
Ce sera l’occasion de découvrir ses activités, de faire connaissance avec ses membres et de s’inscrire dans l’association.
Si vous voulez participer, écrivez à cantonaccueil@yahoo.com, pour connaître l’adresse du café-rencontre ."
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Mon.service-public.fr dispose d’un espace sécurisé de stockage. Ainsi, un voyageur dont les papiers d’identité auront été volés ou perdus à l’étranger aura la possibilité d’accéder en quelques clics aux copies des documents qu’il aura stockées sur son espace sécurisé. Il pourra également les imprimer, quelque soit son lieu de séjour. Et la copie scannée des papiers d’identité est constitutive d’un commencement de preuve par écrit, qui simplifie grandement les démarches à réaliser en cas de perte ou vol.
Développé par la direction générale de la modernisation de l’Etat (DGME), Mon.service-public.fr est le compte personnel des démarches administratives en ligne.
Plusieurs démarches administratives en ligne sont d’ores et déjà disponibles. Par exemple, la démarche "Changement d’adresses" permet de prévenir simultanément plusieurs administrations de ce changement. D’autre part, la CAF et l’Assurance Maladie sont directement accessibles via Mon.service-public.fr. On peut ainsi demander en ligne sa carte européenne d’assurance maladie.
A terme, « Mon.service-public.fr » a vocation à devenir le point d’accès unique des usagers vers toutes leurs démarches administratives.
Il suffit de se connecter sur le site www.mon.service-public.fr et de créer son compte personnel en quelques clics. Près de 300.000 comptes ont déjà été créés depuis son ouverture. Mon.service-public.fr est un service entièrement gratuit.
Une visite guidée est disponible à https://creation.mon.service-public.fr/perteauthent/static/html/visite_guidee.jsp
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Le service de la communauté française est en charge de divers services administratifs pour les Français installés ou de passage dans la circonscription.
Sont effectuées au Consulat de Canton des démarches relatives à l’état civil, au notariat, à la nationalité, aux documents d’identité et de voyage, à l’inscription au Registre des Français établis hors de France et au recensement des jeunes de 16 à 18 ans. Le service de l’administration des Français intervient aussi en matière de protection des personnes et de procédures judiciaires. Il est également compétent en matière électorale et peut être notamment amené à organiser les scrutins pour les élections présidentielles et les référendums.
Le service, sous la responsabilité du chef de chancellerie, se compose de trois personnes : Monique Rocchi, Many Chittapanya, Damien Savoye.
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- De gauche à droite : Damien Savoye, Many Chittapanya, Monique Rocchi.
La circonscription consulaire est particulièrement vaste et s’étend sur quatre provinces : le Guangdong, le Fujian, le Guangxi et Hainan soit un territoire de 571.000 km2 (la superficie de la France métropolitaine est de 547.000 km2).
Au 31 décembre 2009, on comptait 2 254 inscrits au registre (protection inclue) pour la « Chine du Sud" (circonscription consulaire de Canton), contre 1 936 au 31 décembre 2008 - soit une augmentation de 16,43% - et 1 300 en 2007. la communauté française est inégalement répartie sur les quatre provinces avec deux points de concentration dans le Guangdong, à Canton et à Shenzhen. Pour en tenir compte, une permanence consulaire a d’ailleurs été créée à Shenzhen en septembre 2007. Avec l’accroissement sensible de nos ressortissants dans cette ville, elle est devenue bimensuelle à partir de novembre 2009.
Quelques chiffres de référence donnent une idée des activités consulaires au cours de l’année dernière : 156 actes d’état civil ont été établis en 2009, 347 passeports et 13 cartes d’identité ont été délivrés, 23 actes notariés enregistrés, 19.388 visas accordés.
En moyenne, 6 à 7 personnes par jour se présentent au service de l’administration des Français pour des démarches administratives diverses. Les statistiques montrent néanmoins que la principale démarche administrative est le renouvellement de passeport pour cause de pages épuisées, en raison des fréquents passages de la frontière avec la Région administrative spéciale de Hong Kong.
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- Annie Wen, votre interlocutrice à l’acceuil du Consulat général de France à Canton
Pour mémoire :
- pour obtenir des renseignements sur les démarches administratives qu’il est possible d’effectuer auprès du Consulat (inscription au registre – fortement recommandée pour ses avantages notamment en période de crise - délivrance ou renouvellement de titres de voyage, état civil, élections, …), vous pouvez envoyer un courriel à l’adresse suivante :
Accueil-consulat.CANTON-CSLT@diplomatie.gouv.fr
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Organisée en deux temps (fin décembre et fin janvier), elle a permis de vacciner, sur plus de 2000 personnes susceptibles d’en bénéficier, 386 adultes et 185 mineurs. Ce chiffre est par ailleurs inférieur aux estimations faites sur la base des réponses aux sondages du Consulat qui laissaient prévoir environ 700 personnes ayant marqué leur intérêt pour cette opération.
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Au cours de la première campagne, quatre centres de vaccinations – dont deux (Daya Bay et Taishan) autorisés à titre exceptionnel à la demande du Poste – ont été retenus. S’agissant de la seconde, en raison du nombre de patients, leur nombre s’est limité aux deux centres initialement choisis, Canton et Shenzhen.
Dans le détail, les campagnes de vaccination ont donné les résultats suivants :
1ère campagne
- 10 et 11 décembre 2009 à Shenzhen : 203 personnes vaccinées dont 140 adultes et 63 mineurs,
- 11 décembre 2009 à Daya Bay : 48 personnes vaccinées dont 35 adultes et 13 mineurs,
- 12 et 13 décembre 2009 à Canton : 245 personnes vaccinées dont 160 adultes et 85 mineurs,
- 14 décembre 2009 à Taishan : 48 personnes vaccinées dont 35 adultes et 13 mineurs,
2ème campagne
- 23 janvier 2010 à Shenzhen : 52 personnes vaccinées dont 10 adultes et 42 mineurs
- 24 janvier 2010 à Canton : 65 personnes vaccinées dont 15 adultes et 50 mineurs
Le Consulat Général de France a Canton a pu compter à cette occasion des concours particulièrement précieux de la Chambre de commerce de Shenzhen et l’Alliance française de Canton qui ont bien voulu mettre à disposition à titre gracieux leurs locaux et leur aide logistique permettant à cette campagne de vaccination de se dérouler dans de très bonnes conditions.
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Les prochaine permanence consulaire à Shenzhen auront lieu le jeudi 4 février et le 25 février 2010, de 9h30 à 13h00, dans les locaux de la Chambre de Commerce et d’Industrie française.
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Les personnes qui souhaitent effectuer des démarches administratives sont invitées à se présenter à cette permanence munies, selon les cas, des documents réclamés pour instruire leurs dossiers (carte d’inscription au registre des français établis hors de France, carte nationale d’identité, passeport, livret de famille, actes de naissance, etc.
Rappel : Compte tenu de l’augmentation significative de la communauté française à Shenzhen, la permanence consulaire est organisée désormais sur un rythme bimensuel : la deuxième permanence consulaire aura lieu le jeudi 25 février 2009, de 9h30 à 13h00, dans les locaux de la Chambre de Commerce et d’Industrie française.
Lieu de la permanence :
Bureau de la Chambre de commerce et d’industrie française à Shenzhen
Room 318, 3/F Chinese Overseas Scholars Venture Building,
South District, Shenzhen Hi-Tech Industry Park, Shenzhen
深圳高新区南区留学生创业大厦3楼318室
Tel : (+86) 0755 8632 9602 (standard CCIFC)
Tel : (+86) 0755 8632 9726 (salle réunion CCIFC, lieu de la permanence du Consulat)
Fax : (+86) 0755 8632 97 36
Photocopies :
La Chambre de Commerce et d’Industrie française dispose d’une photocopieuse. Toutefois, vous êtes prié(e)s de faire à l’avance les photocopies nécessaires.
Café :
Le café "Illy", situé au rez-de-chaussée, est ouvert de 8h30 à 19h00.
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Culture
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Dans le cadre de son rendez-vous cinéma, l’Alliance Française de Canton vous propose ce mois-ci le film "La chambre des officiers".
La chambre des officiers
De François Dupeyron, avec Eric Caravaca, Denis Podalydès. (2001, 135 min, VOST)
- Date : samedi 6 février 2009
- Horaire : 16h00
- Lieu : Salle André Malraux
- Projection suivie d’un débat
- Entrée libre
Ce film émouvant qui remporta plusieurs distinctions est adapté du roman éponyme de Marc Dugain. Durant la première guerre mondiale, on appela « gueules cassées » les soldats défigurés qui devaient assumer aux yeux des autres leurs blessures et réapprendre à vivre.
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Education
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L’Ecole des Langues Etrangères de Canton, établissement public d’enseignement secondaire, a été inauguré le mardi 12 janvier 2010, en présence du maire de Canton, M. ZHANG Guangning, et de nombreux officiels de la municipalité.
Créée en 1962 parmi sept Ecoles des Langues Etrangères implantées partout en Chine, l’Ecole des Langues Etrangères de Canton a fermé et réouvert à plusieurs reprises jusqu’en 1981, date à laquelle l’Ecole est officiellement fermée. Près de trente ans plus tard, le 27 juillet 2007, la municipalité décide sa réouverture et sa reconstruction dans le quartier de Nansha.
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Etablissement tourné vers l’apprentissage des langues étrangères, l’Ecole des Langues Etrangères de Canton se démarque des collèges et lycées publics ordinaires. Elle forme non seulement les étudiants à l’obtention du gaokao (baccalauréat chinois) mais prépare également ses élèves à poursuivre leurs études à l’étranger. L’apprentissage de l’anglais est donc obligatoire. Les élèves peuvent par ailleurs apprendre une seconde langue étrangère, telle que le français ou le japonais.
L’inauguration de l’Ecole des Langues Etrangères de Canton le 12 janvier 2010 a mobilisé de nombreux officiels de la municipalité impliqués dans sa réouverture : Messieurs ZHANG Guangning, maire de Canton, XU Zhibiao, vice maire de Canton, CHEN Deming, vice maire et secrétaire général du quartier Nansha, LUO Zhaoci, maire du district de Nansha, HUA Tongxu, directeur du Bureau municipal de l’éducation et QIAO Yuquan, directeur du service de l’éducation secondaire auprès de Ministère de l’éducation. A l’issue des discours, ils ont pu visiter en compagnie du directeur de l’Ecole, NING Bin, les locaux de l’établissement.
L’Ecole accueillera ses premiers élèves en mars 2010. Il est prévu que l’Ecole recrute environ 1800 élèves entre 2010 et 2011.
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Pour plus d’informations cliquez ici.
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Presse
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Suite au concours de photo-reportage organisé dans la lettre d’information mensuelle du Consulat général de France à Canton, la C@ntonporaine, du mois d’octobre 2009, nous publions ce mois-ci le photo-reportage gagnant. Les photo-reportages des 2ème et 3ème prix seront publiés dans les numéros de mars et d’avril 2010.
Une ville en grise, c’est mon impression sur Canton
C’est peut-être parce que la couleur de la statue de cinq chèvres, ou la couleur des avant-toits de la véranda, ou le silence des chaussées dallées. En ayant un paddy dans la bouche, les cinq chèvres célestes avaient atterri à Canton, le paddy a été laissé aux cantonais, ainsi qu’un bon souhait. Après ça, Canton eut un temps doux et plantureux. Les avant-toits, vus partout au sud de la chine, offrent beaucoup de convenances aux gens en voyage. Ils ont l’air d’un grand parapluie qui nous protège contre le mauvais temps. Les chaussées dallées, solides et résistantes, réfléchissent de jolis rayons lumineux qui attirent toutes mes attentions. C’est mon impression sur Canton, un peu grise, mais jamais apathique. Elle a une tendresse brillante.
Une ville en verte, c’est mon impression sur Canton
Quand je marche dans la rue, quand je lève ma tête, quand je me retourne, je vois des verts partout dans chaque angle. Ceux qui sont inoubliable, c’est le vert impressionnant de banian en printemps, c’est le vert émeraude de l’effloraison de Lagerstroemia en été. En automne, l’azalée se voit partout. En hiver, le vert ne s’arrêt pas, le pin verdoyant continue le même rêve. Grâce au climat humide, les quatre saisons verdoient en rendant cette ville vitalité . En décorant parfaitement cette ville, des arbres enrichissent la vie, et protègent Canton avec ses immenses ombres.
Canton, ancienne et moderne, vivante et dynamique
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- La statue de cinq chèvres
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- Shamian
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- Yide Lu
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- Musée de la histoire moderne cantonaise
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- 36 Fengyuanshadi
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- Temple des ancêtres de Chen
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- Le pin dans le parc
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- Une madame qui vend des fleurs
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- Ligne 2, le metro
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M. Gu Dejin, Professeur en droit de l’environnement à l’université Sun-Yat Sen, nous dévoile dans cette interview exclusive les évolutions passées et futures du cadre juridique de la protection environnementale en Chine et les implications de ces évolutions concernant le réchauffement climatique et la biodiversité.
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Pourriez-vous brièvement nous présenter votre parcours universitaire en Chine et à l’étranger et vos principaux sujets de recherches actuelles ?
J’ai fait mes études à l’université de Wuhan entre 1996 et 2006. Mes sujets de recherches se sont étendus aux domaines des sciences sociales, du droit général et du droit des organes étatiques. Puis, j’ai focalisé mes études et mes recherches sur le droit de l’environnement. En juin 2006, j’ai obtenu mon doctorat de droit à l’Université de Wuhan et j’ai intégré, comme jeune professeur, l’Université de Sun-Yat Sen.
Entre 2007 et 2008, je suis resté un peu plus de 6 mois aux Etats-Unis à Vermont Law School en qualité de professeur invité. Le département de droit de l’environnement de cet Institut est particulièrement célèbre. Il est en tête du classement aux Etats-Unis, dans ce domaine, concernant la qualité des recherches et des enseignants-chercheurs. A travers mes échanges diverses avec les professeurs de cet institut j’ai pu approfondir mes connaissances en droit de l’environnement comparatif et mieux comprendre les applications pratiques. J’ai également animé quelques conférences académiques dans le district de Washington D.C. Ces présentations m’ont permis de contribuer à renforcer la compréhension mutuelle dans les milieux d’affaires et le monde universitaire du droit de l’environnement et des politiques environnementales des deux pays.
Dans le prolongement de mon doctorat, le réchauffement climatique est un aspect essentiel de mes recherches, en particulier les mecanismes de financement et les négociations qui ont suivi la Convention Cadre des Nations Unies sur les changements climatique (CCNUCC) et le Protocole de Kyoto. Les mécanismes de financement désignent les aides financières offertes par les pays développés au pays en voie de développement, mais aussi les systèmes d’investissements publics et privés pour faire face au réchauffement climatique en Chine, et les régulations relatives à l’établissement de ces mécanismes.
Quelle sont les récentes évolutions du droit de l’environnement en Chine ?
Trois aspects sont importants pour comprendre l’évolution du droit de l’environnement en Chine en termes de législation et de mise en application.
Tout d’abord, les questions relatives au changement climatique sont de plus en plus importantes. Le gouvernement chinois s’est déjà engagé à une réduction ambitieuse de ses émissions lors du sommet de Copenhague, il est donc nécessaire de définir un nouveau cadre légale et de nouvelles politiques mais aussi de renforcer les investissements publics et privés dans ce domaine. Les industries et les institutions légales devront suivre cette évolution.
Par ailleurs, il est nécessaire de d’établir rapidement un droit fondamental de l’environnement. La législation environnementale en Chine a débuté avec la “Loi pour la protection de l’environnement” (1989), qui est utilisée pour la protection environnementale et la prévention de la pollution. Les problèmes environnementaux s’accentuant, cette loi s’est révélée insuffisante pour répondre aux problèmes institutionnels de la protection de l’environnement. De ce fait, une multitude de lois spécifiques aux problèmes de prévention de la pollution, de protection de l’environnement, d’économie d’énergie se sont superposées. Des problèmes impossibles à résoudre sont alors apparus dans les mécanismes de mise en application du droit de l’environnement, du fait de la complexité des relations entre gouvernement central et gouvernements locaux et entre les institutions législatives et exécutives.
C’est pourquoi il est particulièrement important que le ministère de la protection environnementale amende la “Loi pour la protection de l’environnement” (1989) ou établisse une loi fondamentale de l’environnement. Actuellement, le ministère de la protection de l’environnement a chargé un groupe de spécialiste de travailler sur la rédaction de ce projet de loi, qui sera par la suite proposé devant l’Assemblée Nationale Populaire. Je suis également l’un des membres de ce groupe d’experts.
Le dernier point essentiel est de garantir la participation des citoyens et de renforcer le pouvoir judiciaire. L’application du droit de l’environnement a toujours été un problème majeur en Chine, l’une des raisons est la participation insuffisante des citoyens et des tribunaux. Ces dernières années, le Conseil d’Etat et le ministère de la protection environnementale ont promulgué une série de règles et régulations approuvées par le ministère de la justice pour faciliter l’accès à l’information, la participation du public au processus décisionnel et l’accès à la justice en matière d’environnement. C’est une initiative semblable à la Convention d’Aarhus en Europe.
Quelles sont les contributions du monde universitaire dans ce domaine ?
Les contributions du monde universitaire en terme de législation et d’application du droit de l’environnement sont principalement au nombre de trois : offrir une expertise, former des gens qualifier (ce qui comprend des formations pour les personnes déjà en poste), servir de lien pour faire circuler les informations et offrir un service de conseil.
La province du Guangdong joue t’-elle un rôle particulier dans l’évolution de cette législation ?
Le Guangdong est l’une des provinces qui a la plus forte économie et la plus forte croissance en Chine, c’est également un lieu d’expérimentation des réformes. Ces éléments ont déterminé l’avance du Guangdong en termes de développement du droit de l’environnement. Par ailleurs, Shenzhen est une zone économique spéciale, donc, conformément à la constitution chinoise, Shenzhen peut innover dans le domaine de la législation environnementale. D’autres lieux dans le Guangdong bénéficient également du pouvoir de législation locale.
Les faits prouvent qu’en termes de législation environnementale, le Guangdong joue un rôle de pionnier à l’échelle de tout le pays et est ainsi un “champs expérimental” pour la législation nationale.
En termes de biodiversité et de changement climatique, quel est selon vous le rôle joué par le droit environnemental ?
Le droit de l’environnement comporte trois branches : la loi pour la prévention de la pollution, la loi pour la protection de l’environnement et la loi sur les énergies. La protection de la biodiversité est un aspect de la protection de l’environnement, le réchauffement climatique est un problème qui se situe à l’intersection des trois branches du droit de l’environnement.
Trois conditions sont nécessaires pour assurer la protection de l’environnement : la technique, les capitaux et le système légal. La loi et les politiques environnementales jouent un rôle clé dans le développement et la mise en œuvre techniques mais aussi dans la gestion des capitaux publics et privés. C’est pourquoi, dans le cadre des campagnes de protection de la biodiversité et de lutte contre le réchauffement climatique, le droit de l’environnement joue un rôle de coordination des mesures mises en œuvre.
Quelle type de coopération avec la France vous semblerez profitable à nos deux pays et quels seraient, selon vous, les avantages réciproques d’une telle coopération ?
Actuellement, faire face au réchauffement climatique et accroître l’efficacité énergétique sont des problèmes auxquels tous les pays doivent faire face. C’est pourquoi les possibilités de coopération entre la Chine et la France sont immenses dans ce domaine.
La Chine a déjà établi des objectifs très élevés de réduction de ses émissions, d’ici 2020 les émissions de gaz carbonique par unité de production devront être réduites de 40 à 45 % par rapport au niveau de 2005. De plus, cet objectif est indépendant des engagements pris par les pays développés en termes de réduction de leurs émissions. Trois facteurs sont essentiels pour réaliser cet objectif : l’aspect technique, l’aspect financier et l’aspect légal.
Les aspects technique et financier sont indissociables, le développement de nouvelles techniques suppose des investissements financiers importants. Ce type d’investissement est très lourd, les fonds publics ne peuvent être suffisants, c’est pourquoi attirer des capitaux industriels est une tendance majeure aujourd’hui pour faire face aux problèmes liés au réchauffement climatique, aux économies d’énergie et à la réduction des émissions. Le cadre légal et politique est un facteur essentiel pour stimuler ce type d’investissement et encourager la diffusion des techniques et des équipements favorisant les économies d’énergie.
Grace au développement de l’énergie nucléaire, des énergies renouvelables alternatives, la France a encouragé de façon dynamique les économies d’énergie. Par ailleurs, le système fiscal a permis de limiter les activités trop consommatrices d’énergie. La recherche et l’utilisation technique de l’énergie nucléaire, solaire et des bioénergies ont atteint un niveau de développement très avancé en France. Les besoins financiers et techniques de la Chine dans ces domaines offre au pays les plus avancés, y compris la France, des opportunités commerciales immenses.
Dans le domaine légal, la France est aussi riche d’expériences qui pourraient être bénéfiques à la Chine. Par exemple, les politiques fiscales pour encourager l’achat de véhicule propre, le Plan Solaire Méditerranéen ou encore le cadre politico-légal général.
En tant qu’institut de recherche, l’Université Sun-Yat Sen espère établir des relations de coopération avec des instituts de recherche dans les pays les plus développés. Les coopérations peuvent commencer avec des études comparatives des lois et politiques environnementales. Ces recherches peuvent mener à la rédaction de rapports de recherche ou servir de référence pour les milieux industriels. Dans le long terme, l’objectif serait d’établir un “réseau d’action pour les économies d’énergie et la réduction des émissions”, qui servirait de plate-forme d’échange pour les organismes universitaires, les institutions financières et les industries des deux pays. Cela favoriserait la découverte de nouvelles opportunités d’investissement ou de coopération par les institutions françaises ou chinoises. Actuellement, nous travaillons dans ce sens, si nous pouvions coopérer avec un groupe de travail français, nos deux pays pourraient en tirer des avantages considérables.
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Sciences
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L’Assemblée générale des Nations Unies a déclaré 2010 Année internationale de la biodiversité. La Chine, de part sa superficie, offre une biodiversité d’une grande richesse, en témoignent les célèbres plateaux Karstiques. C’est en Chine du sud que les formes de karst (Le karst est un paysage façonné dans des roches solubles carbonatées), les plus typiques et les plus diverses se sont développées.
Sur l’ensemble de la planète, la biodiversité – la diversité de la vie, depuis les bactéries jusqu’aux plantes, depuis les espèces jusqu’aux écosystèmes – est en déclin. En quelques décennies, les altérations et les destructions causées par l’homme aux écosystèmes naturels – en particulier les forêts primaires, les forêts tropicales, les zones humides, les mangroves, les lacs, les rivières, les mers et les océans – ont crû à un rythme inquiétant. On estime que le nombre des espèces connues – et nous sommes loin de les connaître toutes – a décliné d’environ 40% depuis les années 1970. Depuis 2000, les forêts primaires (forêts de type Amazoniennes) ont perdu 6 millions d’hectares par an. Près de 20% des récifs coralliens ont été détruits, du fait, notamment de la pollution et de la surpêche. 25% des espèces connues auront peut-être disparu d’ici à 2050. De Nombreux scientifiques pensent que la Terre est près de connaître une extinction de nombreuses espèces.
Selon l’Evaluation des écosystèmes pour le millénaire publiée par les Nations Unies en 2005, les taux actuels d’extinctions d’espèces seraient jusqu’à 1000 fois plus élevés que les niveaux jugés naturels. Tout comme pour le changement climatique, qui va aggraver les pertes de biodiversité et être aggravé par celles-ci, le problème, c’est l’accélération du phénomène – ainsi que notre manque de réactivité. La Terre évolue vers un état où elle pourrait ne plus nous soutenir. Il y a une limite aux dommages que nous pouvons infliger aux environnements dont nous dépendons.
Ces dernières années, l’objectif principal a été de réduire le rythme de perte de biodiversité – un but dont la réalisation s’est révélée ardue, qu’il s’agisse de mesurer l’état actuel de la biodiversité ou de mettre en œuvre des mesures et des pratiques propices à la biodiversité. En vue d’accroître la prise de conscience du public sur l’importance de la biodiversité pour notre bien-être, les Nations Unies ont déclaré l’année 2010 Année internationale de la biodiversité IYB ( International Year of Biodiversity)
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- Auteur : Bernt Rostad
La région karstique de la Chine du sud a été présentée sous ce titre par le gouvernement chinois lorsqu’il a soumis sa candidature au Patrimoine mondial naturel. Cette région englobe trois sites : le karst de Wulong à Chongqing (gorge), le karst de Libo dans le Guizhou (cône) et le karst de Shilin dans le Yunnan (pic). Ces trois sites qui constituent le cœur de la région couvrent une superficie totale de 476 km², et les zones tampons, 984 km².
Ces dernières années, l’objectif principal a été de réduire le rythme de perte de biodiversité – un but dont la réalisation s’est révélée ardue, qu’il s’agisse de mesurer l’état actuel de la biodiversité ou de mettre en œuvre des mesures et des pratiques propices à la biodiversité. En vue d’accroître la prise de conscience du public sur l’importance de la biodiversité pour notre bien-être, les Nations Unies ont déclaré l’année 2010 Année internationale de la biodiversité.
La Chine, de part sa superficie, offre une biodiversité d’une grande richesse, en témoignent les célèbres plateaux Karstiques. C’est en Chine du sud que les formes de karst (Le karst est un paysage façonné dans des roches solubles carbonatées), les plus typiques et les plus diverses se sont développées. Concentrée dans la province du Guizhou et couvrant quelque 60.000 km², la région de karst de la Chine du sud est considérée comme la seule et la plus large zone de karst du monde. Celle-ci englobe le Yunnan oriental, la majeure partie du Guizhou, et elle s’étend largement sur Chongqing, et les provinces du Sichuan, du Hunan, du Hubei et du Guangdong. La région karstique de la Chine du sud a été présentée sous ce titre par le gouvernement chinois lorsqu’il a soumis sa candidature au Patrimoine mondial naturel. Cette région englobe trois sites : le karst de Wulong à Chongqing (gorge), le karst de Libo dans le Guizhou (cône) et le karst de Shilin dans le Yunnan (pic). Ces trois sites qui constituent le cœur de la région couvrent une superficie totale de 476 km², et les zones tampons, 984 km².
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- Auteur : Brookqi
La région de karst de la Chine du sud a une biodiversité riche incluant de nombreuses espèces locales de plantes et d’animaux rares en voie de disparition. Les zones de karst de Chongqing et du Guizhou comptent plus de 6.000 grandes espèces de plantes, dont le D. involucrate, le C.argyrophyll, le Cycas guizhouensis, le Taxus chinensis, etc, des espèces menacées et endémiques. Ce relief de karst abrite non seulement de nombreux animaux, des oiseaux, des amphibiens, des poissons ainsi que des animaux de cavernes mais également de nombreuses espèces locales menacées comme le Presbytis francoisi, le Neofelis nebulosa, l’Aqila chrysaetos, le Moschus berezovskit…Cette région est ainsi le sanctuaire de nombreuses espèces animales et végétales en voie de disparition.
Les paysages uniques et riches de karst de cette région offrent une beauté naturelle exceptionnelle. De nombreux lieux ont longtemps été des attractions scéniques chinoises traditionnelles pendant des centaines d’années dont les tiankengs à Chongqing, la Forêt de pierre dans le Yunnan et les chutes d’eau du Guizhou qui sont des merveilles de la nature mondialement réputées.
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- Auteur : Ben Hodgson
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Après Himalaya et Le peuple migrateur, le réalisateur et producteur français Jacques Perrin explore le monde sous-marin. Ce film a marqué le coup d’envoi en France de l’Année internationale de la biodiversité par le ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer, en charge des Technologies vertes et des Négociations sur le Climat : plongée inédite au cœur des océans et de ses tempêtes, à la découverte de créatures marines méconnues ou ignorées.
Quatre années de tournage sur plus de 50 sites, soixante-dix expéditions, des eaux turquoises des Tropiques aux glaces de l’Arctique et de l’Antarctique. Pour réaliser ce projet pharaonique, il a fait appel aux scientifiques les plus éminents et aux technologies les plus pointues.
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« L’Océan, c’est quoi l’Océan ? », demande un enfant, au début du film. Océans s’interroge sur l’empreinte que l’homme impose à la vie sauvage. Ce n’est pas un documentaire. C’est du cinéma, du vrai. Il n’y a pas de regard extérieur, pas de commentaire. L’image parle d’elle-même. Le film de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud entend promouvoir la défense d’un monde en péril, et présente une bonne partie des espèces marines menacées d’extinction. Il a reçu le soutien de nombreux partenaires publics et privés (Etat, collectivités territoriales, entreprises, fondations…).
Pour aller au cœur du sujet : la biodiversité marine, Jacques Perrin et Jacques Cluzaud ont souhaité créer une proximité entre le spectateur et le monde sous-marin. Il a donc été nécessaire de garder, à travers les images, une impression de vitesse et de vitalité. Pour cela, ils ont dû faire face à un véritable défi technique : « filer à 10 nœuds au cœur d’un banc de thons en chasse, accompagner les dauphins dans leurs folles cavalcades, nager avec le grand requin blanc épaule contre nageoire ». 14 cameramen français, japonais et suédois ont été disséminés sur toutes les mers du monde. 12 équipes ont bravé vagues, pluies et tempêtes, à bord de canots pneumatiques. Des centaines de biologistes ont été mobilisés sur les cinq continents. Le budget est considérable : 50 millions d’euros.
Les innovations sont remarquables. Pour filmer la baleine sans la déranger, l’équipe a mis au point une caméra, stabilisée et placée au bout d’un bras de grue installée sur un bateau : c’est le dispositif Thetys, imaginé et construit par Jacques-Fernand Perrin et Alexandre Bügel. Les moyens de tournage sont tout à fait originaux. Le mini hélicoptère électrique télécommandé, Birdyfly, silencieux et minuscule, peut s’approcher en toute discrétion des plus grands cétacés lorsque ceux-ci sont en surface. Un engin « mi-air mi-eau », qui filme simultanément sur et sous la surface, permet d’accompagner les phoques, otaries ou loutres qui nagent la tête hors de l’eau. Mais le clou des inventions est la caméra numérique logée dans des torpilles tractées à grande vitesse derrière un bateau, grâce à un câble de fibre optique. Elle filme en marche arrière, de façon à voir les animaux de face.
Au-delà de la prouesse technique, ce film est un cri d’alarme sur l’état de nos océans. « Et pourtant, la mer est encore un immense territoire sauvage. Les portes océanes offrent toujours des espaces de liberté illimités », reconnaît Jacques Perrin.
« Aux Iles Cocos, au large du Costa Rica, il suffit de mettre la tête sous l’eau pour voir s’affairer poissons de toutes espèces, requins en tous genres, raies de toutes tailles et autres tortues et mammifères marins », s’émerveille Jacques Cluzaud.
Au nord de l’Arctique, sur la petite île de Coburg, ours polaires, morses et phoques sont encore seuls chez eux. A l’extrême ouest des îles Galapagos, les aigles au milieu des iguanes marins, des otaries et des cormorans, se posent sans crainte à quelques mètres de l’équipe. Tandis qu’au large de la côte du Transkei (Afrique du Sud), des nuées d’oiseaux tombent en piqué dans l’eau et poursuivent, à tire d’ailes, des bancs de sardines jusqu’à dix mètres de profondeur.
C’est sur ces petits endroits du monde qu’ont été tournées les images du film Océans. Jacques Perrin nous plongent au cœur d’un spectacle primitif d’une grande émotion.
Annik Bianchini
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